
En résumé :
- La randonnée à La Réunion est une discipline athlétique, pas un simple loisir : la sous-estimer est la première erreur.
- Votre préparation doit cibler les agressions spécifiques de l’île : dénivelé brutal, roches volcaniques, altitude rapide et humidité.
- Choisir le bon matériel, s’acclimater à l’altitude et gérer son hydratation sont des compétences non négociables.
- La récupération active et la logistique (budget, équipement de nuit) font partie intégrante de la performance et du plaisir.
Vous êtes devant votre écran, les yeux brillants devant les photos du Piton des Neiges au lever du soleil. L’appel de l’île intense, de ses cirques vertigineux et de son volcan lunaire est puissant. Vous vous imaginez déjà là-haut. Mais laissez-moi vous poser une question de coach, une question directe : vos genoux, eux, sont-ils au courant de ce projet ? Car à La Réunion, la montagne ne pardonne pas l’impréparation. Chaque année, je vois des randonneurs occasionnels, pourtant en bonne forme, mettre genou à terre, bloqués par une douleur fulgurante ou à bout de souffle, leur rêve transformé en calvaire.
Les conseils habituels fusent : « fais un peu de cardio », « achète de bonnes chaussures ». C’est vrai, mais c’est terriblement insuffisant. Le problème n’est pas votre endurance sur le plat, mais la résistance de votre corps aux agressions biomécaniques uniques qu’imposent les sentiers réunionnais. Le dénivelé n’est pas progressif, il est brutal. La roche n’est pas lisse, elle est abrasive. L’altitude ne se gagne pas en une semaine, mais en une heure de voiture.
Et si la véritable clé n’était pas de « se mettre en forme », mais d’adopter une mentalité d’athlète et de préparer son corps spécifiquement pour contrer ces chocs ? Oubliez le touriste, pensez comme un trailer. Cet article est votre plan de préparation. Nous n’allons pas survoler les sujets. Nous allons décortiquer ensemble, point par point, les erreurs à ne pas commettre et les stratégies à mettre en place pour que votre aventure réunionnaise soit une réussite, de la première montée à la dernière descente. Votre corps vous remerciera.
Pour vous guider dans cette préparation spécifique, nous allons aborder les points stratégiques que tout randonneur doit maîtriser avant de s’attaquer aux sommets réunionnais. Ce guide est structuré pour répondre aux questions concrètes que vous vous posez, du choix du premier sommet à l’équipement indispensable, en passant par les pièges physiologiques et la gestion de votre budget.
Sommaire : Le plan de match pour conquérir les sommets de La Réunion
- Piton des Neiges ou Grand Bénare : lequel choisir pour votre premier « 3000m » accessible ?
- Chaussures de trail ou de rando : quel choix pour affronter la pierre volcanique abrasive ?
- Pourquoi le mal des montagnes peut vous surprendre dès 2400m au Maïdo ?
- Départ à 2h du matin pour le lever de soleil : est-ce vraiment nécessaire pour éviter les nuages ?
- L’erreur de ne prendre qu’1 litre d’eau pour l’ascension du Piton de la Fournaise
- Comment récupérer après l’étape du Maïdo à Roche Plate (1000m de D- casse-pattes) ?
- Pourquoi un duvet « confort 10°C » est-il insuffisant pour bivouaquer au Piton des Neiges ?
- Quel budget prévoir pour 12 jours de traversée (GR R2) en gîte et demi-pension ?
Piton des Neiges ou Grand Bénare : lequel choisir pour votre premier « 3000m » accessible ?
Le choix de votre premier grand sommet à La Réunion est un acte stratégique. Beaucoup de débutants sont attirés par le nom mythique du Piton des Neiges (3070m), sans réaliser qu’il est considéré comme l’un des treks les plus difficiles de l’île. L’alternative, le Grand Bénare (2898m), est souvent perçue comme un « sous-sommet », à tort. En tant que coach, je vous le dis : le Grand Bénare n’est pas un lot de consolation, c’est votre test de validation. Son sentier, bien que long, est techniquement plus simple, avec une montée progressive qui permet à votre corps de s’acclimater et à vos genoux de s’échauffer sans subir d’emblée des chocs violents. C’est l’endroit idéal pour évaluer votre cardio, tester votre matériel et votre mental sans vous mettre dans le rouge.

L’étude comparative du terrain est sans appel : le sentier du Grand Bénare est régulier, tandis que celui du Piton des Neiges est une succession de hautes marches rocheuses qui exigent un effort musculaire et articulaire constant. La comparaison des chiffres peut être trompeuse : on parle de 20km et 7h de marche pour le Grand Bénare contre 16km et 8h pour le Piton des Neiges, ce qui illustre bien l’intensité supérieure de ce dernier. Réussir le Grand Bénare vous donnera la confiance et, surtout, les informations nécessaires sur vos capacités pour planifier, ou non, l’ascension du toit de l’océan Indien. Y échouer vous aura appris une leçon précieuse à moindre coût physique et financier, les infrastructures d’accueil au Neiges étant notoirement plus spartiates et onéreuses.
Considérez donc le Grand Bénare non pas comme un objectif final, mais comme la première étape indispensable de votre conquête des hauteurs réunionnaises.
Chaussures de trail ou de rando : quel choix pour affronter la pierre volcanique abrasive ?
La question du choix des chaussures à La Réunion n’est pas un débat de style, c’est une question de survie pour vos pieds et votre capital genou. Le terrain ici est un test de résistance pour votre matériel. Comme le souligne un guide expérimenté, « les racines glissantes de Bélouve, les sentiers abrupts de Mafate, les roches abrasives du volcan, peuvent mettre à rude épreuve vos chaussures ». La pierre volcanique, ou « lape », agit comme du papier de verre sur les semelles et les tissus. Une chaussure non adaptée peut être détruite en quelques sorties.
La distinction ne se fait pas tant entre « trail » et « rando », mais entre « chaussure standard » et « chaussure adaptée au terrain réunionnais ». Pour 80% des sentiers, y compris les plus techniques comme le GR R2, une chaussure de trail s’avère plus polyvalente. Elle offre la légèreté et le « déroulé » nécessaires pour avaler les kilomètres, tout en ayant un grip performant. Cependant, elle doit impérativement posséder un pare-pierres robuste à l’avant et des renforts latéraux pour résister à l’abrasion. Une chaussure de randonnée montante peut être un bon choix pour ceux qui ont besoin d’un maintien de cheville supérieur, mais elle doit rester légère et respirante, au risque de transformer vos pieds en étuves dans l’humidité ambiante.
Pour faire le bon choix, il est essentiel de comprendre que chaque micro-région a ses propres exigences. Le tableau suivant, inspiré des recommandations des guides locaux, vous aidera à visualiser les besoins spécifiques.
| Type de terrain | Chaussure recommandée | Caractéristiques essentielles |
|---|---|---|
| Volcan (Piton de la Fournaise) | Chaussures renforcées | Protection sur le dessus du pied, semelle d’accroche robuste |
| Cirque de Mafate | Chaussures légères et respirantes | Matériaux en mesh, basses ou montantes |
| Forêt de Bélouve | Chaussures Gore-Tex | Traitement déperlant, membrane imperméable |
En définitive, l’idéal n’est pas une seule paire, mais la plus polyvalente : une chaussure de trail robuste ou une chaussure de rando légère et bien protégée. C’est un investissement, pas une dépense.
Pourquoi le mal des montagnes peut vous surprendre dès 2400m au Maïdo ?
C’est l’un des pièges les plus sournois de La Réunion, une véritable illusion de facilité. Vous quittez votre hôtel sur la côte à 28°C, et après une heure et demie de route confortable, vous voilà garé au parking du Maïdo. Le problème ? Vous êtes déjà à 2200 mètres d’altitude, sans avoir fourni le moindre effort. Votre corps, lui, n’a pas eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. C’est ce que j’appelle contracter une dette d’acclimatation. Vous commencez à marcher vers le Grand Bénare, et rapidement, les premiers symptômes du Mal Aigu des Montagnes (MAM) peuvent apparaître : maux de tête, nausées, essoufflement anormal.
Le corps humain a besoin de temps pour s’adapter à la baisse de pression en oxygène. En passant du niveau de la mer à plus de 2000 mètres en si peu de temps, vous ne lui laissez aucune chance. Cette ascension motorisée rapide est le facteur déclenchant principal du MAM à La Réunion, qui peut survenir bien plus bas que dans les Alpes, où l’approche se fait généralement plus progressivement à pied. Ajouter à cela la fatigue du décalage horaire, et vous avez le cocktail parfait pour une randonnée gâchée.
La prévention est donc essentielle et repose sur une seule règle : casser l’ascension directe. Accordez à votre corps le temps de s’adapter. Ne prévoyez pas une grande randonnée en altitude le lendemain de votre arrivée. Idéalement, passez une journée ou deux dans les « Hauts » de l’île, autour de 1500 mètres. Dormir en altitude, même une seule nuit avant l’ascension, peut faire une différence énorme. Une hydratation abondante et une montée lente et régulière sont également des piliers de la prévention. Ne laissez pas une route goudronnée vous faire oublier les lois de la physiologie.
Votre performance en altitude ne dépend pas que de vos muscles, mais aussi de votre intelligence logistique et de votre respect des temps d’adaptation du corps.
Départ à 2h du matin pour le lever de soleil : est-ce vraiment nécessaire pour éviter les nuages ?
La réponse est oui, et ce n’est pas pour le romantisme du spectacle, bien qu’il soit grandiose. Ce départ à la frontale en pleine nuit est une pure décision stratégique dictée par la météorologie unique de l’île. À La Réunion, les sommets se méritent et se dévoilent rarement toute la journée. Le phénomène à comprendre est celui de la « mer de nuages ». Chaque matin, avec la chaleur du soleil, l’humidité qui s’évapore de l’océan et de la végétation luxuriante monte et vient former une épaisse couche de nuages qui s’accroche aux remparts, généralement entre 1800 et 2200 mètres. Comme le confirment les guides, il faut y aller très tôt le matin car généralement les nuages couvrent l’intérieur de l’île en milieu de matinée.
Partir à 2h ou 3h du matin n’a donc pas pour seul but de voir le soleil se lever, mais de réaliser la majeure partie de l’ascension et d’atteindre le sommet avant que le paysage ne soit complètement bouché. Arriver au sommet du Piton des Neiges ou du Grand Bénare à 10h du matin, c’est prendre le risque de n’avoir pour seule récompense qu’un panorama de coton blanc, ce qui peut être une immense frustration après tant d’efforts. Selon les saisons, le spectacle commence tôt. Un randonneur note par exemple qu’en juillet, « le soleil se montre vers 6h40 », il faut donc être en position bien avant cela.
Ce départ nocturne a d’autres avantages. Il permet de marcher à la fraîche, un atout non négligeable sous les tropiques, et de minimiser l’exposition au soleil cuisant en altitude. La progression de nuit, focalisée sur le halo de la lampe frontale, favorise également un rythme plus régulier et méditatif. C’est une expérience en soi. Mais ne vous y trompez pas, l’objectif premier est bien de gagner une course contre la montre face aux éléments pour s’offrir une vue dégagée, la récompense ultime de l’effort.
En montagne, et plus encore à La Réunion, c’est l’homme qui s’adapte à la nature, et non l’inverse. Le réveil qui sonne en pleine nuit est le premier signe de ce respect.
L’erreur de ne prendre qu’1 litre d’eau pour l’ascension du Piton de la Fournaise
C’est l’erreur du débutant par excellence, celle qui peut transformer une randonnée spectaculaire en un véritable calvaire, voire en situation dangereuse. Le Piton de la Fournaise n’est pas une montagne classique. C’est un désert d’altitude, un environnement hostile où chaque variable doit être maîtrisée. Sous-estimer ses besoins en eau ici est une faute grave. Les recommandations des guides sont formelles : il faut prévoir au moins 2,5L à 3L par personne pour l’aller-retour jusqu’au cratère Dolomieu.
Pourquoi une telle quantité ? Plusieurs facteurs se combinent. Premièrement, comme l’évoque un témoignage, il y a une « absence totale de sources d’eau et d’ombre sur l’itinéraire ». Une fois descendu dans l’Enclos Fouqué, vous êtes seul face aux éléments. Deuxièmement, le sol noir de roches volcaniques absorbe la chaleur du soleil et la restitue, créant un effet de four. La température ressentie peut être bien plus élevée que la température de l’air. Enfin, l’air sec en altitude et l’effort physique augmentent considérablement la perte d’eau par la respiration et la transpiration. Un litre d’eau, c’est à peine de quoi tenir la première heure.

Ne pas avoir assez d’eau ne signifie pas simplement avoir soif. Cela conduit rapidement à la déshydratation, avec son cortège de symptômes : crampes, maux de tête, vertiges, fatigue extrême. Cela altère votre jugement et augmente le risque de chute sur un terrain déjà instable. L’eau est lourde, c’est un fait. Mais sur le volcan, c’est le poids de votre sécurité. Mieux vaut porter un litre de trop que d’en manquer un seul.
Sur le Piton de la Fournaise, l’eau n’est pas une boisson, c’est votre carburant et votre assurance-vie. Ne partez jamais avec moins de 2,5 litres.
Comment récupérer après l’étape du Maïdo à Roche Plate (1000m de D- casse-pattes) ?
Les randonneurs se concentrent souvent sur la montée (le D+), mais à La Réunion, c’est la descente (le D-) qui détruit les quadriceps et met les genoux à l’épreuve. L’étape du GR R2 qui plonge du Maïdo vers Roche Plate dans Mafate, avec ses 1000 mètres de dénivelé négatif sur des marches inégales, est un cas d’école. Arriver en bas avec les jambes qui tremblent n’est pas une fatalité si vous adoptez un protocole de récupération active. C’est ce qui différencie celui qui subit de celui qui gère son effort sur la durée. Comme le précise un kinésithérapeute, « la douleur […] est souvent plus importante à la descente car la rotule se retrouve comprimée contre le fémur ». Il faut donc agir immédiatement après l’effort pour limiter l’inflammation.
La récupération commence dans les minutes qui suivent l’arrêt. Il ne s’agit pas de s’effondrer sur son lit, mais d’envoyer les bons signaux à son corps pour qu’il se répare. Les étirements sont la première étape, mais ils doivent être faits intelligemment : doux, progressifs, et ciblés sur les muscles qui ont le plus travaillé (quadriceps, mollets, et le fameux tenseur du fascia lata ou TFL sur le côté de la cuisse). L’auto-massage, même rudimentaire avec une gourde ou un bâton, peut aider à décontracter les muscles et à améliorer la circulation. Enfin, la nutrition est un pilier : reconstituer ses stocks de glycogène avec des glucides (le riz !) et fournir des protéines (les grains, les lentilles, le cari !) pour la réparation musculaire est crucial. Le rougail saucisse n’est pas qu’un plat typique, c’est un repas de récupération parfait !
Votre plan d’action récupération : Protocole post-descente
- Étirements spécifiques des quadriceps et des TFL dès l’arrivée au gîte, sans forcer.
- Auto-massage des mollets et des cuisses avec une gourde rigide ou un bâton de marche pour « casser » les tensions.
- Si possible, un bain de pieds, idéalement avec des plantes locales reconnues pour leurs vertus comme le « zonbavil ».
- S’attabler pour un repas riche en glucides et protéines : le duo riz-grains est la base parfaite.
- Anticiper la prochaine descente en apprenant la technique de la « fente » pour amortir les plus hautes marches.
Bien récupérer aujourd’hui, c’est s’assurer de pouvoir repartir demain avec le sourire, et non en grimaçant à chaque pas.
Pourquoi un duvet « confort 10°C » est-il insuffisant pour bivouaquer au Piton des Neiges ?
Voici une autre erreur de jugement causée par l’environnement tropical. On est à La Réunion, il fait 30°C sur la plage, alors on imagine qu’un petit duvet d’été suffira. Grave erreur. En altitude, la nuit, la réalité est tout autre. Le thermomètre peut chuter drastiquement, et il n’est pas rare d’avoir des températures de 5°C en plein été au sommet du Piton des Neiges, avec des gelées possibles en hiver austral. Un sac de couchage avec une température « confort » de 10°C signifie que vous commencerez à avoir froid bien avant que la température n’atteigne ce seuil.
Mais le froid sec n’est que la moitié du problème. L’autre ennemi, c’est l’humidité. L’air réunionnais est chargé d’humidité, et la nuit, la condensation est intense. Cette humidité s’infiltre partout, et un duvet qui prend l’humidité perd une grande partie de son pouvoir isolant. Vous aurez alors une sensation de froid pénétrant, bien plus désagréable qu’un froid sec. C’est pourquoi les connaisseurs ne jurent pas que par la température du duvet, mais par une configuration de couchage complète.
La solution d’expert, pour une nuit réparatrice et non une épreuve de survie, est un système à trois composants. Premièrement, un sac de couchage avec une température confort de 0°C est un minimum de sécurité. Deuxièmement, et c’est souvent l’élément oublié, un matelas de sol avec un bon R-Value (indice d’isolation thermique). Le froid vient autant du sol que de l’air. Un bon matelas vous isole de la terre froide et humide. Enfin, l’astuce locale : le sur-sac de bivouac. Cette couche extérieure imperméable et respirante protège votre duvet de la condensation nocturne et ajoute quelques degrés de chaleur. Passer une nuit à grelotter vous videra de toute l’énergie accumulée pour l’ascension finale.
Ne laissez pas une nuit glaciale ruiner l’expérience la plus attendue de votre voyage. Le sommeil fait partie de la performance.
À retenir
- La préparation pour La Réunion est spécifique : elle doit viser la résistance au dénivelé brutal et aux chocs, pas seulement l’endurance.
- Le matériel n’est pas un accessoire : des chaussures adaptées, un sac de couchage 0°C et un bon matelas sont des investissements pour votre sécurité et votre confort.
- Les dangers invisibles (mal des montagnes, déshydratation) sont les plus grands risques et se préviennent par la connaissance et l’anticipation.
Quel budget prévoir pour 12 jours de traversée (GR R2) en gîte et demi-pension ?
La traversée de La Réunion par le GR R2 est une aventure inoubliable, mais elle a un coût. L’anticiper correctement fait partie de la préparation pour éviter les mauvaises surprises, comme se retrouver à court de liquide dans un gîte isolé qui ne prend pas la carte. Le budget principal concernera l’hébergement et la nourriture. La formule la plus courante est la demi-pension en gîte, qui inclut le dîner, la nuitée en dortoir et le petit-déjeuner. C’est la solution la plus simple et la plus conviviale.
Les tarifs varient légèrement, mais pour 2024, il faut compter sur une base de 34€ par adulte pour la demi-pension dans les gîtes de montagne gérés par l’IRT, et environ 15€ pour le lit seul. Des gîtes privés peuvent être plus chers. Il faut donc prévoir un budget quotidien solide, auquel s’ajoutent les « extras » qui font le sel de l’expérience : la bière Dodo bien fraîche à l’arrivée, le pique-nique pour le midi, ou l’achat d’eau en bouteille dans les rares endroits où elle est disponible (et chère). Le tableau suivant, basé sur l’expérience des guides, donne une estimation réaliste.
| Poste de dépense | Prix journalier | Total 12 jours |
|---|---|---|
| Demi-pension gîte | 40-65€ | 480-780€ |
| Extras (bière Dodo 3€) | 5-10€ | 60-120€ |
| Eau en bouteille | 2-4€ | 24-48€ |
| Transport bus | – | 30-50€ |
| TOTAL | – | 594-998€ |
Pour un trek de 12 jours, il est donc prudent de tabler sur un budget oscillant entre 600€ et 1000€ par personne, hors billet d’avion et équipement. Il est possible d’optimiser ce budget en réservant bien à l’avance, en privilégiant les pique-niques préparés soi-même lorsque c’est possible, et surtout en emportant des pastilles purifiantes pour traiter l’eau des sources et éviter d’acheter de l’eau en bouteille. Prévoir une somme conséquente en liquide est également une règle d’or, car la civilisation et ses terminaux de paiement sont souvent à plusieurs heures de marche.
Maintenant que vous avez toutes les cartes en main, de la préparation physique à la planification budgétaire, l’étape suivante consiste à construire votre propre plan d’action personnalisé pour faire de ce rêve une réalité tangible et réussie.